Steven Spielberg filme la vie d'un camp de prisonnier japonais remplis essentiellement de civils à travers le regard d'un enfant débrouillard et passionné d'aviation. Le film traverse donc le conflit dans son intégralité avec une éllipse importante au millieu du film où l'on passe directement de 1941 à 1945, ce qui fait que l'on assiste au début et à la fin de la guerre dans chacune des deux parties du film. A travers la passion pour les avions du jeune garçon, on peut remarquer l'évolution de la guerre du Pacifique. Dans la première partie du film, il admire les pilotes japonais et leurs appareils, alors les meilleurs du conflits. Dans la seconde partie, ce sont les appareils américains les plus forts et la lente débacle du Japon le pousse à sacrifier les derniers pilotes qui restent dans les opérations kamikazes. Sur ce dernier point, on peut voir une magnifique scène nous montrant la cérémonie qui précède le départ de ces fameux kamikazes, qui étaient généralement des pilotes inexpérimentés (les meilleurs étant morts au combat) comme on peut le voir dans le film avec le jeune Japonais, passionné par les avions lui aussi et qui est un peu le miroir du jeune anglais avec lequel il deviendra amis.
Un très beau film, peut-être un peu trop sentimental mais bon, on est habitué avec Steven Spielberg.










