Pushover et Union station ont en commun une unité de lieu autour duquel l'intrigue gravite et se développe: un appartement pour le premier, une gare dans le second.
Cette histoire de prise d'otage commence à 100 à l'heure. Une voiture arrive dans une gare de province avec 3 personnes à son bord: un majordome, Joyce Willecombe (Nancy Olson) la secrétaire du riche industriel Henry Murchison (Herbert Heyes ) et la jeune fille aveugle de ce dernier, Lorna Murchison (Allene Roberts). Après avoir salué ses 2 accompagnateurs, Joyce prend le train pour la Gare centrale de Chicago.
Alertée par l'attitude suspecte de deux inconnus armés qui monte précipitamment dans son wagon en faisant semblant de ne pas se connaitre, Joyce alerte le controleur, qui prévient le chef de police de la Gare Centrale, le Lt. William Calhoun (William Holden).
Ce dernier, sceptique, acceuille Joyce à la gare. Ils prennent en filature les 2 suspects et découvrent le foulard de Lorna dans la valise que les ravisseurs ont planqué dans une consigne.
A peine 5 minutes de film se sont écoulées et la souricière se met en place dans une Gare centrale bondée ou va se jouer le drame, au beau milieu des voyageurs en transit, des passants et des employés. Grâce au témoignage visuel de Joyce, les flics ont un coup d'avance sur les ravisseurs, menés par le vicieux et retors Joe Beacom (Lyle Bettger) qui a plus d'un tour dans son sac et va donner du fil à retordre aux enquêteurs. Chez ces derniers, W. Calhoun, que son béguin (réciproque) pour Joyce incite à négocier avec les ravisseurs, veut rester optimiste sur le destin de l'otage et s'oppose sur la stratégie à adopter, à l'inspecteur Donnelly (Barry Fitzgerald), vieux flic blasé. Mais les 2 s'apprécient, se respectent et vont s'épauler.
Les contacts entre Henry et les ravisseurs, les surveillances, les filatures et les pièges s'enchainent dans une gare surpeuplée, au milieu d'une foule grouillante. Bel exercice de style et sacré boulot de mise en scène.
On quitte à intervalles réguliers Union Station pour une poursuite haletante dans un train, des séquences dans la planque des malfrats et un final nerveux dans les entrailles souterraines de la gare.
Film de suspense dramatique, tonique; reposant sur un scénario sans faille, bourré d'astuces et de péripéties crédibles, Midi Gare Centrale est servi par un bon casting, complété par une Jan Sterling , une fois de plus amoureuse et victime consentante du bad guy. Lequel, véritable pourriture, a kidnappé une aveugle pour ne pas être démasqué.

















