[19/03/2019] Crime à distance (Movinside)

Répondre
Avatar du membre
pak
Messages : 416
Enregistré le : 26 nov. 2012, 19:21

[19/03/2019] Crime à distance (Movinside)

Message par pak » 26 mars 2019, 10:59

Crime à distance (The Internecine project), coproduction britannique de Ken Hughes sortie en 1974, aurait dû faire partie de la collection "Suspense et Polar" de Movinside si l'éditeur avait continué à distribuer ses films. Mais de dernier sous-traite depuis l'été 2018 à ESC, qui s'occupe aussi du packaging. C'est donc dans le giron de la collection ESC "Hollywood Legends Premium" qu'atterrit ce film, comme prochainement Requiem pour un espion (The Groundstar conspiracy), La Grande triche (The Big fix) ou La Rue rouge (Scarlet Street), autres titres acquis par Movinside qui seront distribués et emballés par ESC.

Crime à distance (le film est sorti en province sous le titre La Main du pouvoir, étant inédit à Paris, le titre retenu par ESC est celui de l’exploitation belge) est un thriller manipulateur et paranoïaque, comme on en voyait régulièrement dans les années 1970. On y retrouve cette ambiance de décadence où espionnage et illégalité sont séparés par une frontière floue et mouvante. Le scénario est issu d'un roman, média plus propice à développer des intrigues alambiquées et sinueuses, et à solliciter l'imagination. Sa version filmée est de ce fait pas toujours convaincante. C’est plus lié à la mise en image de Ken Hughes qu’à l’écriture, due en partie à Jonathan Lynn qui fera parler de lui plus tard en passant derrière la caméra pour adapter le fameux jeu Cluedo au cinéma, et qui se spécialisera ensuite dans la comédie de manière inégale (Mon cousin Vinny, Monsieur le député, Mon voisin le tueur… ). Le réalisateur n'arrive pas non plus à soutenir une ambiance tendue sur la durée, du moins celle-ci étant inconstante, même s'il reste des moments forts, d'autant qu'à l’époque on ne prenait pas de gants four filmer le meurtre d'un protagoniste (à ce sujet, on se demande encore si celui de la douche est un hommage à Hitchcock.

On peut aussi trouver que le jeu de certains est par moments pas très juste, et que James Coburn y est peut-être un peu trop placide pour une fois.
On passe tout de même un agréable moment, et on appréciera le casting britannique, que dominent les très bons Ian Hendry, Michael Jayston et Harry Andrews.

Le film est de plus rehaussé par sa bande originale et sa fin surprenante.


Un agréable moment donc, que l'on pourra passer en visionnant le Blu-ray Movinside dans les bacs depuis le 19 mars (dispo aussi en DVD). VOst et VF.


En bonus, un dispensable entretient de la dispensable Linda Tahir avec le journaliste Frédéric Albert Lévy autour du film.



Image



Dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant c'est avant...

Michel Audiard

Répondre