Spartacus - 1960 - Anthony Mann - Stanley Kubrick

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Ali-Baba
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Spartacus - 1960 - Anthony Mann - Stanley Kubrick

Message par Ali-Baba » 19 janv. 2008, 00:54

Production : Edward Lewis, Kirk Douglas
Réalisation : Anthony Mann (non crédité, renvoyé par Kirk Douglas) puis Stanley Kubrick
Scénario : Dalton Trumbo, d’après le roman d’Howard Fast
Directeur de la photographie : Russell Metty, A.S.C. (Technicolor 70 MM)
Direction artistique : Alexander Golitzen, Eric Orbom, Russell A. Gausman, Julia Heron
Costumes : Valles, Bill Thomas
Montage : Robert Lawrence
Musique : Alex North
Date de sortie : 1960
Film américain
Genre : péplum
Durée : 187 minutes (3 h 07)

Distribution:
Kirk Douglas : Spartacus
Laurence Olivier : Crassus
Peter Ustinov : Batiatus
Jean Simmons : Varinia
Tony Curtis : Antoninus
Charles Laughton : Gracchus
John Ireland : Crixus
Joanna Barnes :Claudia
Peter Brocco :Ramon
John Gavin : Jules Cesar
Herbert Lom : Tigranes
John Dall : Glabrus
Charles McGraw : Marcellus

Sujet:

Italie en 73 av. J.-C. Condamné aux mines, Spartacus est acheté pour être entraîné comme gladiateur à Capoue. Lors de son premier combat, il affronte son ami Draba, qui est tué. Spartacus et ses compagnons s’insurgent, et sa révolte se généralise aux esclaves de la région.

Au sujet du film:

Le romancier Howard Fast et le scénariste Dalton Trumbo avaient été condamnés par la commission des activités antiaméricaines. Victimes du maccarthysme, ils mirent dans leur narration tous leurs élans de liberté humaine. Le scénario comporte de nombreuses allusions par anticipation à l'histoire américaine et aux débats politiques de son époque : pour certains, Spartacus est pré-chrétien, pour d'autres, pré-communiste, etc.
Kirk Douglas, intéressé par le roman de Fast, décida de le produire et demanda à Trumbo de l’adapter. Il se brouilla avec le premier réalisateur Anthony Mann, et le remplaça par le jeune Stanley Kubrick, qui termina le film. Douglas protégea très courageusement Trumbo qui avait été « blacklisté » et qui dut commencer à travailler sur le film sous le pseudonyme de Sam Jackson. À la fin de la production du film, la liste noire hollywoodienne n'avait plus court et Trumbo a pu être dûment crédité.
Spartacus comporte de nombreuses scènes choquantes pour leur temps : visions de charniers, scènes sanglantes, allusions sexuelles..., certaines de ces scènes n'apparaissent que dans la version restaurée en 1991, comme la scène de bain où Crassus fait des avances à son esclave Antoninus dans un dialogue à double-sens.
Le film prend des libertés avec le Spartacus historique. Ce dernier n'était par exemple pas le chef de la révolte des esclaves, mais juste une de ses plus importantes figures. Il serait mort au combat et non crucifié. Seuls Spartacus et Crassus ont eu une existence historique, les autres personnages sont fictifs.
Avec 13 millions de dollars, le film était le second plus cher film de l'époque après Ben-Hur, qui en a couté 16.

Recompences:

Le film a obtenu 4 Oscars :
Meilleur second rôle pour Peter Ustinov
Meilleurs costumes
Meilleure photographie
Meilleure direction artistique


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Photos et Lobbys a venir :wink:
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Modifié en dernier par Ali-Baba le 24 janv. 2008, 18:43, modifié 3 fois.

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Message par Personne » 19 janv. 2008, 11:26

La scéne de bataille finale a certainement influencé Mel Gibson pour les scénes de batailles rangées dans son Braveheart.

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Ali-Baba
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Spartacus

Message par Ali-Baba » 20 janv. 2008, 04:05

Oui tout a fait tu as raison il y a de la ressemblance!!
Je mettrais des photos plus tard de la bataille

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John Mallory2
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Message par John Mallory2 » 22 janv. 2008, 17:04

J'ai découvert ce film lorsque j'étais à l'école, notre prof d'histoire nous l'ayant projeté sur grand écran. Je me souviens encore de la forte impression que j'ai eut devant ce grand péplum, porté par un Kirk Douglas impérial, devenu dès lors définitivement mon acteur favoris.

Bien vu, le rapprochement avec Braveheart, en ce qui concerne la séquence de la bataille. Hormis ces deux films, j'ai rarement vu autant d'intensité et de souffle épique dans pareilles scènes de batailles rangées sans avoir recours au trucage numérique. Le film a bientôt 50 ans, mais la vision de cette légion romaine se mettant en marche pour affronter les esclaves révoltés produit toujours son petit effet. Nul doute qu'elle a également fortement influencé Peter Jackson pour son adaptation du Seigneur des Anneaux.
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Invité

Message par Invité » 24 janv. 2008, 10:07

les italiens nous ont fait "le fils de spartacus" réalisé par sergio corbucci (le grand silence, django) un sympathique péplum tourné en egypte

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avant il y eu la version de riccardo fredda que j'ai découvert récemment et qui m'a déçu; elle est très éloignée de la vérité historique et s'attarde longuement sur les amours de spartacus (très roman photo)

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AJAX
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SPARTACUS : la bataille

Message par AJAX » 28 janv. 2008, 13:03

Le film de Kirk Douglas fut entièrement tourné aux USA, sauf la bataille qui fut filmée en Espagne, avec le concours de l'armée espagnole du Général Franco! 6.000 figurants, je crois. Des militaires habitués à la manoeuvre. C'est un spectacle époustouflant que de voir les dix cohortes d'une légion romaine (je les ai comptées) s'avancer vers les rebelles au premier plan de l'écran. Songez que la plupart des péplums utilisaient des subterfuges pour camoufler leur manque de moyens (par exemple, LA CHUTE DE L'EMPIRE ROMAIN, également filmée en Espagne - la bataille contre les Perses : les Romains évoluent dans un paysage accidenté, peu propice à la manoeuvre des légions, mais ces obstacles naturels masquent le manque de figurants et remplissent les vides entre lesquels se coulent les troupes...).
Dommage que les armements romains soient ceux du début de l'empire, au lieu de la fin de la République.

SPARTACUS (1960) est l'unique péplum a avoir montré sans tricher la légion se déployant dans le même plan. Au niveau déploiement de troupes, ce film n'a été surpassé, je crois, que par le WATERLOO de Serguei Bondartchouk (1968) qui reconstitua en Russie la configuration exacte du plateau où se déroula la bataille entre Genappe et Mont-Saint-Jean, quoique sur une échelle plus compacte. Là, c'est l'Armée Rouge qui en avait assuré la figuration.

La version raccourcie initialement diffusée à la sortie du film m'avait passablement irritée quand j'étais ado, car elle ne reflétait aucunement les aller-retours en Italie de la horde des rebelles (allers-retours qui irritaient Kubrick, qui ne semblait pas très bien capter l'Histoire). Puis on a eu droit à des versions restaurées, un peu avant de décès de sir Laurence Olivier. Cette version-là, je l'ai vue pour la première fois à la TV le jour où l'on annonça sa mort. Depuis lors, mon opinion sur ce film a opéré un revirement à 180°, en dépit du fait que je le tienne toujours pour marxiste-baba cool (Spartacus inculte en extase devant le poète Antoninus, qui sait lire et écrire, et faire de tours "de magie"...) ! Je découvre avec plaisir un document du film, ici plus haut, représentant une carte de l'Italie avec les allers-retours de l'armée des esclaves. Je ne connaissais pas ce document (sauf dans des ouvrages historiques, bien entendu).

En 2004, Robert Dornhelm a tourné pour la TV US un remake de Spartacus, lui aussi inspiré du roman d'Howard Fast. Je lui ai consacré un dossier sur mon site : http://www.peplums.info/pep24.htm

Le film de Corbucci, LE FILS DE SPARTACUS glosait plutôt à partir du SPARTACUS d'Arthur Koestler (la "Cité du Soleil", l'utopie communiste de Campanella (XVIIe s.)), quoiqu'il ait conservé le nom de Varinia pour la compagne de Spartacus (on sait seulement qu'elle était une prêtresse sauvage de Dionysos, aussi chaque romancier a-t-il dû lui en inventer un).
Vingt ans après la mort de son père (-71), le centurion Randus, en Syrie, se venge de Crassus qui l'avait fait crucifier. En réalité, Crassus fut tué par les Parthes à la bataille de Carrhae (-53), et ceux-ci lui coulèrent dans la bouche de l'or en fusion (dit la légende). En réalité, comme Crassus négociait la capitulation de son armée, il fut transpercé par un officier parthe pour une question d'étiquette : le Parthe lui offrait un cheval, mais le Romain voulait aller à pied, comme il sied à un magistrat de la République.

Le SPARTACUS de Freda (1952), tourné notamment dans l'amphithéâtre de Vérone, imaginait d'il y avait déjà à Rome un "Colisée" en -73, ce qui constitue un anachronisme de taille (les combats de gladiateurs avaient alors lieu sur le Forum, dans une installation en bois, démontable : le feuilleton HBO ROME est beaucoup plus fiable, de ce point de vue).
Encore une embûche que le film de Douglas/Kubrick sut habilement contourner : les seuls combats de gladiateurs du film de 1960 ont lieu dans une arène privée, dans leur caserne. A l'époque, les arènes construites en dur n'existaient qu'en Campanie, notamment à Pompéi - pas à Rome.
Le film de Freda fut saccagé par la censure italienne et réduit à une histoire d'amour idiote entre Spartacus et la fille de Crassus (un peu comme dans la version 1919 de SPARTACUS que je n'ai pas vu, mais dont je possède un résumé détaillé), du fait d'un fonctionnaire fasciste nommé Nicola De Pirro qui s'écria: "Tant que j'occuperai ce poste, on ne dira pas du mal des Romains!".
"A Rome, vis comme les Romains"

http://www.peplums.info/

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cyberpunk2
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Message par cyberpunk2 » 29 janv. 2008, 10:35

AJAX ton interviention est très interresante; comme tu as l'air de t'y connaitre que penses tu de la séquence des jeux du cirque dans "barrabas" ? pour moi c'est la meilleur que j'ai vu
et d'après toi, au cinéma quel est le film qui se rapproche plus de la réalité sur le thème des jeux du cirque ?

2 autres films italiens sur le thème de spartacus

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AJAX
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GLADIATEURS A L'ECRAN

Message par AJAX » 29 janv. 2008, 14:08

En matière de gladiateurs - sujet bateau du péplum - il y a ce que l'on sait, et il y a ce qu'on... ne sait pas! Ayant la chance de connaître des gens qui font de l'archéologie expérimentale et étudient les techniques de combat et les armements e.a. des gladiateurs, je m'en tiens évidemment à ce qui est connu ou probable. Sans doute les Romains ont-ils également expérimenté des choses dont nous n'avons pas retrouvé trace. Les cinéastes, malheureusement, n'y connaissent rien et recherchent seulement les effets spectaculaires ou dramatiques. J'ai le regret de dire que, le plus souvent, ils ne savent même pas à quoi servent les armes, et c'est ainsi qu'à l'écran on voit des rétiaires casqués ou porteurs de lourdes jambières (alors que leur escrime est basée sur la légèreté et la liberté de mouvements) ou que certains épéistes, armés d'un petit bouclier rond (parma) portent sur le même bras gauche une protection de mailles de fer. Ce genre de protection (manica) est toujours portée sur le bras droit, celui qui tient l'épée et qui part en avant (ici je suppose que tous les gladiateurs sont droitiers, sauf Richard Harrison, bien entendu :lol: ). Seul le rétiaire porte sa protection (galerus) sur le bras gauche, celui qui lance le filet. Pour le rétiaire, le large développement du galerus, au niveau de l'épaule, tient lieu à la fois de casque et de bouclier.

A l'origine, les combats de gladiateurs ont dû être un substitut aux sacrifices humains (les funérailles de Patrocle, dans l'Iliade), qui s'arrêtait au premier sang. L'occasion aussi de faire périr des prisonniers de guerre encombrant. Au cinéma, les combats de gladiateurs s'inspirent surtout de ceux qui se pratiquaient aux débuts de l'Empire, c'est-à-dire au Ier s. de n.E. Mais à cette époque, les combats sont aussi très codifiés, et opposent deux combattants qui sont des athlètes de haut niveau, sous le contrôle d'un doctor (arbitre). Celui qui se bat mal risque d'être mis-à-mort. Mais comme - esclaves ou libres - ce sont tous des pros dont l'entretien coûte cher, on est assez avare de leur sang. En effet, l'éditeur des jeux doit rembourser la contrevaleur des tués au laniste auquel il les a loués!

Au premier siècle de n.E. (l'époque des Julio-Claudiens... Tibère, Caligula, Claude, Néron etc.), une journée de jeux se déroule selon ce programme type : le matin, venatio (chasse) avec les fauves, et combats bouffons avec les laquearii et/ou les paegniarii (combattants armés de fouets, lassos ou gourdins). C'est la matinée enfantine, en quelque sorte.

Sur le coup de midi, on procède aux exécutions capitales, s'il y a des condamnés à mort. C'est la boucherie pure et simple. On décapite les citoyens, crucifie des esclaves après les avoir déchirés à coups de verges. D'autres sont livrés aux fauves, ou s'entr'égorgent mutuellement dans l'espoir d'être le dernier vivant. Ou tout simplement des gladiateurs viennent les égorger sans autre forme de procès. C'est à ces exhibtions "à l'heure méridienne" que se réfèrent les péplums en général.

Dans l'après-midi, c'est l'heure des munera : les pros font leur apparition. D'abord ils défilent avec leurs armes de parade, des prêtres et autres comparses : c'est la pompa (en "grandes pompes", quoi ! - voyez le Quo Vadis de Kawalerowicz), ensuite on tire au sort les paires, on s'échauffe avec des armes mouchetées, puis enfin les combats ont lieu.
En général, il s'agissait d'opposer les parmulati (petits boucliers : thraces, hoplomaques) aux scutarii (grands boucliers : samnites, mirmillons, gaulois, provocators, secutors), mais parfois provocators ou thraces se battaient entre eux. Tout-à-fait à part, le rétiaire affrontait le mirmillon ou le secutor. Les afficionados apprécient leur science de l'escrime.

Ce tableau dressé, les gladiateurs pratiquant une escrime codifiée - un spécialiste contre un autre spécialiste - il faut considérer trois cas de figure possible :
1) Il me semblent donc que les bestiaires du matin ne sont pas de vrais gladiateurs, car il n'y a pas de codification possible contre des bêtes.
2) Les exécutions de midi ne relèvent pas de la gladiature non plus, même si parfois des gladiateurs y sont commis comme bourreaux.
3) Il y a enfin le cas des catervaires (ceux qui se battent groupe contre groupe), comme Maximus dans Gladiator. A mon avis, ce ne sont pas non plus de vrais gladiateurs, mais une forme d'exécution comme une autre... Ainsi par exemple la fameuse naumachie sur le lac Fucin (avant son assèchement) où 12.000 hommes (la flotte des "rhodiens" contre celle des "siciliens") s'entretuèrent en une après-midi, sous la menace des prétoriens et de leurs balistes.


Voilà, j'espère avoir bien résumé la question. J'adore la séquence de BARABBAS où l'on voit Jack Palance en essédaire (combattant en char) affronter Anthony Quinn en rétiaire (mais qui a remplacé le trident par un amentum (javelot)), filmée dans l'amphithéâtre de Vérone. Mais c'est surtout pour les mimiques extatiques de Palance, et aussi parce que applaudi comme un spectatus (vedette), il est ensuite - vaincu - hué par la même foule inconstante. Sic transit gloriam. Mais cette scène était plutôt une exécution qu'on combat de gladiateurs. Barabbas n'avait même pas été entraîné pour manier ces armes bien spécifiques... !

Pour en savoir plus : Brice Lopez & Eric Teyssier, Les Gladiateurs, éd. Errance.

Le meilleur film sur les gladiateurs ? Je ne vais pas entrer dans la polémique de Spartacus; par ailleurs j'ai toujours dit que dans les péplums italiens les gladiateurs étaient les équivalents exacts des mousquetaires dans les films de cape et épée (à ce propos, je vous signale que je suis fan absolu d'Olac le Gladiateur, BD de quai de gare certes, mais d'une romanité réjouissante. Contradiction ? Non, paradoxe !). Donc, j'ai bien peur de devoir vous avouer que le seul film correct est le docu-fiction BBC de Tilman Remme, Les Gladiateurs (voyez sur mon site), en dépit de quelques détails mineurs comme les armes surdimensionnées.
Ah oui, j'ai également adoré ANNO DOMINI, où l'on voit une jeune patricienne un peu rebelle embrasser la carrière des armes et se mettre en ménage avec un sicaire juif devenu gladiateur à Rome. Ensemble, ils gèrent leur petite entreprise, parfois envoient à la mort - à regret - de la bleusaille bretonne qu'ils n'ont pas encore eu le temps de former, mais dans la rue toujours il encourageront les gamins admiratifs de leurs exploits.
(Il y a aussi une très belle séquence de veillée d'armes dans LA REVOLTE DES GLADIATRICES (THE ARENA) de Steve Carver, sur fond d'une très belle composition de Francesco De Masi. J'aimerais trouver le DVD de chwi-là!)

:swordfight:
"A Rome, vis comme les Romains"

http://www.peplums.info/

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Ali-Baba
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Re: Spartacus - 1960 - Anthony Mann - Stanley Kubrick

Message par Ali-Baba » 25 oct. 2009, 02:57

Quelques nouvelle photos exclusives!! :wink:




















pass
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Re: Spartacus - 1960 - Anthony Mann - Stanley Kubrick

Message par pass » 28 déc. 2014, 17:50

Première représentation à Paris le 15 Septembre 1961 au " Gaumont-Palace " en VF .

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