[03/11/2020] Les 7 bérets rouges / Écorchés vifs (Artus)

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pak
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[03/11/2020] Les 7 bérets rouges / Écorchés vifs (Artus)

Message par pak » 18 oct. 2020, 16:36

Artus annonce la sortie pour le 3 novembre 2020 de deux films de guerre à l'italienne.


En fait, ces films appartiennent au sous-genre film de mercenaires, plus précisément ceux qui, à partir de la fin des années 1960 jusque dans les années 1980, avaient pour toile de fond les désordres liés à l'indépendance de nombreux pays d'Afrique, les troubles et conflits qui ont accompagné cette décolonisation (Katanga, République démocratique du Congo, Biafra... ).

On connait les films anglo-saxons comme parmi les plus connus Le Dernier train du Katanga (The Mercenaries / Dark of the sun) de Jack Cardiff (1967), La Dernière grenade (The Last grenade) de Gordon Flemyng (1969), Les Oies sauvages (The Wild geese) d'Andrew McLaglen (1977), ou Les Chiens de guerre (The Dogs of war) de John Irvin (1980). Mais les producteurs italiens, toujours opportunistes, ne seront pas en reste.


Comme le montre le film Les 7 bérets rouges (Sette baschi rossi) de Mario Siciliano (1968). Sorti en France le 01/02/1973, ce film narrant les aventures d'un groupe de mercenaires envoyé au Congo pour récupérer des documents semble avoir été inspiré par Le Dernier Train du Katanga, avec nettement moins de moyens bien-sûr. C'est le premier film réalisé par Mario Siciliano, qui est connu des amateurs de films de guerre transalpins pour avoir donné l'année suivante Les 7 de Marsa Matruh (La Lunga notte dei disertori), avec Ivan Rassimov et Kirk Morris que l'on retrouve dans Les 7 bérets rouges. Oui, les 7... C'est bien connu que depuis le film de John Sturges, les mercenaires ne vont que par 7...

Le film avait été interdit aux moins de 13 ans à sa sortie en France (12 maintenant). Je n'ai pas spécialement apprécié Les 7 de Marsa Matruh, mais ce premier semble avoir bonne réputation chez les aficionados. Le film est d'ailleurs un peu connu chez nous, car longtemps disponible en VHS, plusieurs fois édité (VIP en 1980, puis en 1983, Proserpine en 1988, Punch Vidéo en 1989).


L'autre film Écorchés vifs (Scorticateli vivi) est aussi de Mario Siciliano, réalisé dix ans plus tard. Film qui n'a connu qu'une carrière confidentielle chez nous, celui-ci ayant été exploité uniquement en province, même s'il a connu des éditions VHS (chez Scherzo en 1982 et aux Éditions Lange en 1991).

Que ce film soit monté l'année de sortie du film Les Oies sauvages n'est sûrement pas un hasard, même si au final, les deux films ne racontent pas la même chose. Il est encore question de diamants, comme dans Le Dernier train du Katanga, et le film est particulièrement violent et sanglant. C'est quasiment le dernier film "classique" du réalisateur, avant qu'il ne bifurque vers le porno à l'entrée des années 1980. Il reviendra aux mercenaires avec son dernier film, Rolf, en 1983, mais le cinéma d'exploitation italien n'a alors plus rien à dire... Mais si vous aimez les films de Joe D'Amato ou Bruno Mattei, il y a moyen que ces Écorchés vifs vous plaisent...


Les deux film seront proposés uniquement en DVD. Les caractéristiques sont les mêmes : présentation du film par Curd Ridel accompagnée d'un diaporama d’affiches et de photos, format 16/9ème, Versions française et italienne sous-titrée.

Prix : 12,90€


Pour la qualité des copies, généralement, pour les films italiens, c'est propre chez Artus (moins quand l'éditeur pioche dans les films américains libres de droits).


Par leurs contextes de mercenariat, ces nouveautés sont plus à ranger aux côtés de Nom de code : Oies sauvages d'Antonio Margheriti que de 5 pour l'enfer de Gianfranco Parolini et 2 salopards en enfer de Tonino Ricci (décidément, ils aiment bien les chiffres dans les titres ! ).


Tous ces titres formant la collection guerre d'Artus, qui, comme celle de Sidonis, a bien du mal à s'étoffer...

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Dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant c'est avant...

Michel Audiard

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