Ma femme est formidable d'andré Hunebelle

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Personne
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Ma femme est formidable d'andré Hunebelle

Message par Personne » 27 févr. 2006, 19:26

Il vient de passer sur France 3, que celui ou celle qui l'a loupé n'hésite pas, ça ma l'air très sympa comme comédie. :D

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http://www.cine-studies.net/r6a_07_03.html

Ma Femme est formidable (1950) d'André Hunebelle





Générique



Production

Société P.A.P. FILM / Société Pathé


Directeur de production : Paul Cadéac




Scénario : Jean Halain

Photo : Paul Cotteret

Musique : Jean Marion

Décors : Lucien Carré

Son : R.-C. Forget

Montage : Jean Feyte






Casting



Sophie Desmarets : Sylvia



Simone Valère : Marguerite

Fernand Gravey : Raymond

Alfred Adam : Raymond

Jacques Dynam : Francis

Suzanne Dehelly : la mère de Sylvia


et Pauline Carton (la concierge), Paul Demange (le déménageur), Noël Roquevert (le directeur de l'hôtel), Paul Meurisse (lui-même), Gabriello (lui-même), Raymond Rouleau (lui-même), Bugette (le clochard), Alan Adair (l'Anglais), Anne-Marie Duverney (l'infirmière), Louis de Funès (le skieur), Jean-Paul Moulinot (le docteur), Nicole Jonesco (la bonne de Gaston), Pierre Destaille (chef réception), Paul Villé (le concierge), Claude Garbe, Yannick Muller, Charles Bouillaud, Orbal, Max Harry, Henri Cote, Claude Beauclair, Claude Le Lorrain





Ma Femme est formidable est une réussite : le rythme, l'efficacité des traits comiques, l'enthousiasme manifesté par tous les acteurs, tout concourt à faire de ce film, cinquante années plus tard, un fort bel exemple de ce que le cinéma français (tourné vers son public et non vers le critique de cinéma) a pu produire de plus amusant.

Ma Femme est formidable est un film de copains, une expérience joyeuse, une débauche d'énergie (Sophie Desmarets est époustouflante) dont l'objectif est de faire rire, toujours et encore rire, quitte à exploiter toutes les situations de vaudeville. Il y a dans ce film, et dans bien d'autres, quelque chose de très voisin avec le théâtre de boulevard, dans la démarche s'entend. Mais la mise en scène cinématographique est bien présente et l'impulsion donnée au cinéma comique français par Jacques Tati affleure à de nombreuses reprises dans cette réalisation signée André Hunebelle.

On découvre au gré des séquences Paul Meurisse qui se fait arracher une dent contre son gré, Pauline Carton en concierge d'immeuble, Noël Roquevert en directeur d'hôtel, Gabriello, censé se rendre à l'étage du dessus chez Maurice Escande pour suivre des cours de diction et qui vient saluer le spectateur dans une diction impossible, Yves Vincent, Raymond Rouleau, et Louis de Funès, grand spécialiste des troisièmes rôles burlesques (pour les aficionados de l'acteur dont nous sommes, Louis de Funès incarne ici un touriste débarquant avec ses skis et son sac à dos dans l'hôtel de montagne déjà complet mais juste au moment où l'embrouillamini de la situation laisse entrevoir un possible départ de Gaston et donc la libération d'une chambre).

Le film s'ouvre avec un perroquet qui vient sonner les trois coups, un bal costumé mené sur le rythme endiablé de la raspa (le cha-cha-cha n'arrivera en France qu'en 1954) vient clôturer l'histoire. Les faux suicides succèdent aux faux adultères, les sculptures en glaise sont tranformées en boules de pâte à modeler lors d'un mémorable crêpage de chignon entre Sylvia (Sophie Desmarets) et Marguerite (Simone Valère), les téléphones n'arrêtent pas de sonner. Nous sommes en 1951 et le public français a très envie de s'amuser. L'avenir n'est peut-être plus aussi sombre...

La seconde partie du film se déroule aux sports d'hiver. Et, ô tempora ô mores, c'était encore le bon vieux temps où lorsqu'il neigeait dru il fallait tout simplement prendre son mal en patience en restant à l'hôtel. Situation sans doute décevante pour les sportifs mais ô combien profitable pour les parties de jambes en l'air. C'est d'ailleurs là le fil rouge du film : le pouvoir conjugal appartient aux femmes : Sylvia (l'épouse fidèle) et Marguerite (l'épouse bien moins fidèle) mènent la danse et nos trois personnages masculins, emportés bien malgré eux dans des jeux de marivaudage et dans de rocambolesques renversements de situations, ne cessent de ne pouvoir atteindre le Graal.

Ma femme est formidable : un film de suffragettes ?



Philippe Chiffaut-Moliard (juillet 2004, tous droits réservés)

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frédo3
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Message par frédo3 » 07 mars 2006, 16:23

Vu, un agréable moment, un peu théâtre filmé, mais sympathique. J'ai pas reconnu toutes les vedettes, mais Louis de Funès avec ses skis est hilarant !
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