Portés disparus 3 : Braddock (Braddock : Missing in Action III) - Aaron Norris - 1987

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John Mallory5
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Portés disparus 3 : Braddock (Braddock : Missing in Action III) - Aaron Norris - 1987

Message par John Mallory5 » 03 nov. 2007, 18:15

Portés disparus 3 (Braddock : Missing in action III) de Aaron Norris (1988)

Pensant en avoir finis avec le Vietnam, le colonel Braddock (Chuck Norris) profite de sa retraite en sirotant des bières dans les bars. Mais voilà que débarque un religieux qui lui annonce que sa femme qu'il croyait morte est bel et bien vivante, retenue prisonnière dans les geôles vietnamiennes.

Après deux films dans lesquels Chuck Norris vengeait l'honneur des Américains en mettant la raclée à l'armée vietnamienne à lui tout seul, les producteurs de la Cannon se sont dit qu'il serait bien d'en rajouter uns couche en faisant apparaître une femme et un fils que notre héros va se hâter d'aller secourir.

Rien de bien nouveau sous le soleil du Vietnam donc. Après deux films, Chuck connaît maintenant le pays comme sa poche. Il sait également que l'armée communiste locale ne fera pas le poids face à lui et que les scéances de torture ne seront qu'une simple routine de passage. :mrgreen:

Les producteurs ont également du se dire que le Chuck, il ne sauvait pas assez de monde (moins d'une dizaine de prisonniers américains dans les deux précédents volets réunis. Mouais, peut mieux faire.). C'est ainsi qu'on le retrouve avec toute une colonie de petits orphelins sur le dos, qu'il lui faudra sortir de l'enfer vert. Mais bon, se sera fait comme une lettre à la poste, à gros coups de mitrailleuse et de coups de pieds dans les gencives. En parlant de coups de pied, c'est dans ce film que notre ami Chuck Norris nous sort sa fameuse réplique, en réponse à un agent de la CIA lui demandant de faire gaffe où il va mettre les pieds : Je met les pieds où je veux, Little John. Et c'est souvent dans la gueule.

Sacré Chuck. :mrgreen:


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Personne
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Re: Portés disparus 3 - Aaron Norris - 1988

Message par Personne » 04 nov. 2007, 12:53

John Mallory a écrit : Je met les pieds où je veux, Little John. Et c'est souvent dans la gueule.

Sacré Chuck. :mrgreen:

Enorme! :mrgreen: Je ne souviens pas l'avoir vu celui-là... Il me le faut!! :)

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John Mallory5
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Re: Portés disparus 3 - Aaron Norris - 1988

Message par John Mallory5 » 04 nov. 2007, 16:28

Personne a écrit :Enorme! :mrgreen: Je ne souviens pas l'avoir vu celui-là... Il me le faut!! :)
Si tu as aimé les deux premiers, il ne pourra que te plaire. C'est toujours aussi drôlissime, même durant les scènes se voulant dramatiques.

Et puis, j'ai oublié de mentionner le super-fusil multifonctionnel qu'utilise Chuck durant le film. Il a au moins trois fonctions différentes : mitraillette, fusil à pompe et lance-grenade. Un véritable flingue version couteau suisse. :mrgreen:

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pak
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Portés disparus 3 : Braddock (Braddock : Missing in Action III) - Aaron Norris - 1987

Message par pak » 16 nov. 2017, 09:58

Portés disparus 3 : Braddock (Braddock : Missing in Action III)
Aaron Norris (1987)

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Nomination pour le Young Artist Award 1989 du meilleur jeune acteur dans un film dramatique pour Roland Harrah III


Interprètes principaux :

Chuck Norris (Colonel James Braddock)
Aki Aleong (Général Quoc)
Roland Harrah III (Van Tan Cang)
Miki Kim (Lin Tan Cang)
Yehuda Efroni (Révérend Polanski)
Ron Barker (Mik)
Floyd Levine (Général Duncan)
Jack Rader (Littlejohn)
Melinda Betron (Thuy)
Baron Jackson (Sergent Nelson)
Pita Liboro (L'amie de Lin)
Keith David (Le capitaine de l'ambassade)...

Scénario : James Bruner et Chuck Norris

Musique : Jay Chattaway

Production : Yoram Globus & Menahem Golan / The Cannon Group et Golan-Globus Productions

Distribué par Cannon Films (États-Unis) / Cannon France (France)


Sortie USA : 22/01/1988 - Sortie France : 02/03/1988



Le sujet : 1987. Douze ans ont passé depuis la fin de la guerre du Vietnam. Par le biais du révérend Polanski, le colonel James Braddock apprend que son épouse, qu'il croyait morte lors de la chute de Saïgon, est encore en vie et qu'elle a donné le jour à leur fils, Van Tan Cang, peu après la fin du conflit. Braddock retourne au Vietnam pour les retrouver...


Ce que j'en pense :

Il n'y a pas de hasard... En 1987 est annoncée la mise en chantier d'un troisième Rambo. Fidèle à une certaine mégalomanie (le Braddock n'a jamais fait jeu égal avec Rambo), le duo de producteurs Yoram Globus et Menahem Golan, coninuant leur politique d'étirage d'élastique jusqu'à ce qu'il craque, lancent le projet d'un troisième opus à la saga Missing in action (ils étaient coutumiers du fait, voir l'autre saga guerrière Le Ninja blanc, avec ses cinq parties... ). Évidemment les moyens ne sont pas les mêmes. Alors que Mario Kassar et Andrew Vajna, à travers leur société Carolco, alignent dans les 63 millions de budget pour Rambo III, la Canon de Globus et Golan ne peut sortir que 24 millions de dollars : le rapport de force n'est pas le même. C'est certainement la raison pour laquelle les nouvelles aventures du Brad resteront centrées en Asie du Sud-Est alors que son concurrent embarquait pour l'Afghanistan (le dénominateur commun étant tout de même l'ennemi communiste). Bien-sûr les tournages seront relocalisés dans des pays moins belliqueux, les scènes afghanes étant filmées en Israël côté Sylvester, les vietnamiennes aux Philippines côté Chuck (haut lieu de tournage de séries Z d'action des années 1980 ou de films de guerre plus fortunés nécessitant des scènes de jungle) comme le premier épisode (bizarrement pas le second, tourné au Mexique et à Saint-Kitts-et-Nevis dans les Caraïbes).

Le problème c'est que la guerre du Vietnam est terminée depuis douze ans, qu'Oliver Stone venait de montrer le véritable visage de cette guerre dans Platoon, et que les prisonniers américains ont déjà été libérés cinématographiquement par Braddock, Rambo et quelques autres mongolitos plus ou moins improbables en treillis. Qu'à cela ne tienne, Chuck s’attelle au scénario et s'invente femme et enfant perdus dans l'enfer communiste du Vietnam. Et comme on n'est jamais mieux qu'en famille, il fait virer le réalisateur prévu Joseph Zito (qui lui a pourtant offert deux de ses plus grands succès, le premier Portés disparus et Invasion U.S.A. ) avec lequel il a des divergences artistiques ( ? ) (oui, moi aussi j'ai ri en lisant cela), et le remplace par son frère Aaron Norris, alors réalisateur de seconde équipe qui va signer ici son premier long-métrage, et qui va poursuivre une collaboration fertile en navets avec son frérot (citons Delta force 2, Sidekicks, Hellbound, Top dog ou la production du tandem de la série TV Walker, Texas ranger... ).

Bon, donc, revoilà notre super G.I. pourfendeur de méchants asiatiques qui ont l'idée incongrue de vivre comme ils l'entendent dans leur propre pays en se foutant de la tronche des gentils capitalistes américains. Le début du film est assez surprenant car reconstitue les derniers instants de la présence militaire américaine au Vietnam, fin avril 1975, quand des hélicoptères évacuent tant bien que mal, depuis le toit de l'ambassade américaine de Saïgon, ses ressortissants et des fuyards avant l'arrivée des troupes vietcongs dans la ville. Des scènes de panique qui avaient été filmées en direct à l'époque et qui avaient fait le tour du Monde, montrant aussi des marins balancer par dessus bord les hélicoptères des portes-avions pour faire de la place aux réfugiés (environ 305 000 seront ainsi évacués). Un contexte historique assez bien reconstitué mais qui pose problème...

Normalement, Braddock ne peut pas être présent puisque d'après les films précédents, il est déjà dans un camp de prisonnier, et ce depuis 3 ans ! Ainsi retrouvons-nous les incohérences de continuité repérées dans l'opus deux : comment peut-il être prisonnier en 1972, évadé en 1979, et évacué de Saïgon en hélico en 1975 ? On apprend aussi qu'il est marié à une vietnamienne. Alors là, c'est carrément n'importe quoi puisque, toujours dans le deux, sa femme, qu'on devine américaine, demande le divorce officiellement puisqu'elle le sait porté disparu et veut refaire sa vie. Or là, elle est emportée dans la tourmente de Saïgon, et il la croit morte. Situation inversée donc, ce n'est plus lui le disparu, mais elle, c'est ballot... Du coup, ensuite, peu importe que notre héros porte dans ce film les insignes de la 101ème division aéroportée alors que l'unité a quitté le pays depuis 1972, ou que dans le deux il porte les oripeaux d'une unité de cavalerie, c'est presque du détail (après tout, Brad est fort et a combattu dans toutes les unités, même si certaines sont rentrées à la maison, d'ailleurs, il est une unité à lui tout seul ! ).

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L'est où ma femme ?

Donc bon, allons-y, madame Chuck est morte, mais en fait non. Douze ans après la chute de Saïgon, on vient lui annoncer que non seulement elle est vivante, mais qu'en plus elle a un enfant. Forcément, l'instinct paternel, allié à la fibre patriotique du gus, ça va faire des étincelles et du copeau de viet. Le curé qui lui annonce la nouvelle ne sait pas, le pauvre, ce qu'il va déclencher. Par contre, la CIA, qui sait tout partout et sur tout le monde, et veille sur ses compatriotes, connaît la propension du valeureux Braddock à tout faire péter quand il est en rogne. Aussi un agent dénommé Littlejohn va aimablement demander au guerrier de se tenir tranquille, et il en résulte LA réplique du film, celle qui fera de Chuck la légende qu'il est, précurseur des âneries d'un Jean-Claude Van Damme, celle qui fera le tour du Monde, du moins francophone, car je ne sais absolument pas ce que donne cette réplique en VO, un film du Chuck se dégustant uniquement en VF :

L'agent : "Attention où vous mettez les pieds... "
Bradchuck : "Je mets les pieds où je veux Littlejohn, et c'est souvent dans la gueule ! "

Que du bonheur ! A noter que dans la bande-annonce française de l'époque, un autre doublage de cette scène donne ceci :

L'agent : "Surtout, pas de coups de pieds au cul ! "
Bradchuck : "Je ne donne pas de coups de pieds au cul, mais des coups de pieds dans la gueule... "

C'est d'ailleurs le film de la saga qui contient le plus de dialogues cultes (pourtant, y cause pas beaucoup le Braddock). On a droit à des répliques du genre : "Si je ne les fais pas sortir, ils vont mourir", dixit notre héros quand il apprend l'existence de sa femme et son fils. Mourir ? Ben pourquoi ? Cela fait douze ans qu'ils vivent leur vie au Vietnam. On ne sait pas pourquoi, mais il en est persuadé, ne réalisant même pas qu'en allant les chercher, c'est finalement lui qui les met en danger... J'aime aussi beaucoup la réponse que lui fait un agent de la CIA qui affirme très finement : "Vous avez tous les jours des gens qui meurent... ". Mouarf ! Et ça n'arrêtera plus, un vrai festival, qui aligne les phrases cultes au bout de vingt minutes de film, du genre "Bouge pas où t'es mort connard ! " (évidemment, le connard va bouger... ).

Allez, c'est meilleur à écouter :


Et donc, avec les deux cautions essentielles à tout patriote, ecclésiastique via ce bon curé dont on se demande pourquoi il est là (au pire, un aumônier ou un prêtre était présent pour annoncer un décès d'un militaire à sa famille, or là il n'est pas question de ça), et l'étatique via ces agents gouvernementaux qui sont là pour retenir l'animal, sans faire trop d'efforts quand même, Doc Chuck va retourner une troisième fois dans ses terres d'élection, là où il sait le mieux s’exprimer à grands renforts de M16. Évidemment, après toutes ces années, les vietnamiens n'ont pas changé. Toujours aussi sadiques et sanguinaires, qui n'hésitent pas à frapper du curé (rien que pour ça, ils mériteraient la potence), à violer de la petite fille, à tirer sur des gosses... Le brave Brad (répétez avec plein de petits-beurre dans la bouche) doit en plus avoir des penchants masochistes car il se tape une nouvelle séance de torture, running gag de la saga.

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Encore ? Et merde...

Bien que la guerre soit terminée depuis plus de dix ans, les soldats sont omniprésents et tous se baladent avec leur AK47 à la main, et ce sont probablement les plus mauvais tireurs de la planète, puisque même quand notre héros reste bien droit sur un terrain plat et sans obstacle particulier, pas un n'arrive avec son arme automatique à ne serait-ce qu'effleurer le Norris alors que lui-même décime les rangs ses ennemis (plusieurs dizaines, j'ai vite arrêté de compter). Leurs pilotes ne sont pas mieux puisqu'un hélicoptère armé de roquettes loupe tous ses tirs sur le camion qu'emprunte G.I. Chuck ! Et c'est cette armée qui a gagné la guerre ? Ben mon neveu, devaient être complètement défoncés les américains pour s'être fait jeter dehors en 1975... Les scénaristes aussi d'ailleurs puisque le héros rejoint la Thaïlande pour échapper à l'armée vietnamienne, sauf que bon, le Vietnam n'a aucune frontière commune avec ce pays, puisqu'il y a le Laos entre les deux !

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- Vais tous les tuer ces cocos !
- Surtout lui, là-bas...

Je ne raconte pas les détails de la suite de l'intrigue, d'autant que le scénario n'est qu'une variation du premier film, qui reprend les mêmes éléments dans le même ordre, avec des gamins remplaçant les prisonniers de guerre.

Chuck Norris fait ce qu'il sait faire de mieux au niveau interprétation, c'est-à-dire rien. Pas une émotion ne le traverse, qu'il apprenne la résurrection de sa femme, qu'il la voit disparaître, ou qu'il se découvre un fils de 12 ans. A noter tout de même la prestation du jeune acteur dans le rôle de ce dernier, Roland Harrah III, abonné aux rôles d'enfant de G.I. puisqu'il le sera aussi dans des épisodes des séries Supercopter et Magnum. Il sera nommé au prix du meilleur jeune acteur aux Young Artist Awards (fondation d'Hollywood qui récompense les enfants acteurs depuis 1981) pour son rôle de Braddock junior. Le jeune acteur se suicidera hélas en 1995, à l'âge de 21 ans.

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Mon fils, ma bataille !
(l'a quand même pas l'air très rassuré le gamin... )

Sinon, le réalisateur Aaron Norris filme son héros avec tout l'amour fraternel qu'on lui connaît, et peaufine son style à base de ralentis qui feront si joli dans Delta force 2... L'épisode qui m'aura fait le plus rigoler. Joie toutefois refroidie avec le carton de fin, précisant qu'environ 15 000 enfants amérasiens (terme générique désignant une personne née en Asie d'un père militaire américain et d'une mère asiatique, appliqué aussi à des pays comme le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud, les Philippines, lieux des plus grosses bases militaires américaines en dehors du territoire américain) sont encore piégés au Vietnam. On ne voit pas trop ce que signifie cette conclusion à ce film bourrin, douze ans après la fin de la guerre. Qu'il y a des milliers d'adolescents torturés dans les geôles du pays (ce qui est bien-sûr idiot), ou que les G.I.s ne se sont pas ennuyés quand ils étaient au repos derrière les lignes... ?

Voilà, c'est le dernier épisode, il n'y aura pas de quatrième partie, c'est presque dommage. Mais il faut dire que ce troisième opus s'est rétamé, même si le budget alloué n'était pas très haut. 1988, c'est déjà la fin de la Cannon, qui va résister tant bien que mal quelques années encore, avant d'être rachetée par la MGM en 1993, non pas pour produire d'autres films, mais pour en exploiter le catalogue, une MGM elle-même pas très en forme. Alors que Rambo III avec ses 63 millions de budget ne se remboursait pas sur son territoire avec dix millions de moins de recettes (paradoxalement, le film sera seizième du box-office américain de 1988, ce qui est remarquable vu le volume de productions de l'année), Portés disparus 3 va connaître, à son échelle, le même genre de déboire, mais en pire. Car pour ses 24 millions de dollars de budget, il n’engrangera qu'environ six millions de recette sur son territoire. En France, bien que sans grande concurrence dans les sorties du 2 mars 1988, le film n'attire que 40 000 personnes en salles sur Paris dans 27 salles, alors que L'Insoutenable légèreté de l'être dans un circuit plus réduit de 18 salles, sorti le même jour, faisait près de 56 000 entrées et que le gros succès du moment, La Vie est un long fleuve tranquille en faisait encore 90 000 après sa cinquième semaine à l'affiche. Au final, le film finira 81ème du box-office 1988 français avec un peu moins de 283 000 entrées. Chuck ne fera plus recette ensuite, d'ailleurs en France, la poignée de films qui sortira encore n'atteindra pas les 200 000 entrées France (Héros, Delta force 2, Top dog pour les citer), sauf péniblement Sidekicks en 1993 (ses derniers films sortant directement en vidéo). Alors exit Braddock, définitivement, alors que Rambo reviendra dans un violent John Rambo en 2008 malgré son semi-échec en Afghanistan vingt plus tôt. Mais Chuck survivra grâce aux vidéo-clubs, puis grâce à internet, et en France grâce aux chaînes TNT et des bouquets des groupes audiovisuels. Mais il va surtout s'assurer une retraite dorée via la série Walker, Texas Ranger qui va démarrer en 1993, car moins con qu'il le paraît, il a compris quand le grand écran n'était plus un avenir pour lui. La série va durer neuf saisons, c'est-à-dire 202 épisodes jusqu'en 2001. Le public américain était tellement accro qu'une pétition avait été lancée après l'arrêt de la série pour un retour du Texas Rangers, chose faite avec un téléfilm diffusé en 2005 mettant ne conclusion à la saga en 2005.

Si Braddock ne reviendra pas, son souvenir lui se rappellera à celui des spectateurs quand l'acteur accepte d’apparaître en clin d’œil à l'image de son héros, de manière très bourrin, dans le non moins bourrin Expendables 2 : Unité spéciale, licence menée par Sylvester Stallone pour titiller la nostalgie des amateurs de films d'action des années 1980, réalisant une rencontre qui n'avait jamais eu lieu à l'écran, celle de Rambo et de Braddock, soit le riche et le pauvre du cinéma reaganien...

Bien que cet ultime épisode des aventures du colonel Braddock soit très mauvais, il est a contrario le plus mémorable de par les répliques que le héros débite régulièrement, d'autant que ce n'est pas un bavard. Car après tout on s'en fiche un peu des cascades plus ou moins bien réalisées, des effets pyrotechniques plus proches parfois de feux d'artifices que d’explosions réalistes, ce qui compte ce sont ces fameuses sorties de l'acteur sérieux comme un pape, et aussi le vertigineux "kill count", comme on dit sur le net, plus précisément le décompte morbide des morts générées par le héros : une bonne quarantaine dans cet épisode, ce qui est bien mais pas top, puisque son record date du premier opus avec dans les 70 méchants occis. Avec un bataillon de Braddocks, la guerre du Vietnam aurait eu sans aucuns doutes une autre conclusion ! Ou pas...

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Rambo ? Une tapette !

Bande annonce :



Comme le second épisode, le film reste inédit en DVD.


Premier opus : ici.
Second opus : ici.
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Michel Audiard

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Message par pak » 16 nov. 2017, 10:04

Des affiches :

- Françaises :
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- Américaines :
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- Espagnole :
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- Japonaise :
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Message par pak » 16 nov. 2017, 10:07

Des photos :
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Message par pak » 16 nov. 2017, 10:11

Des lobby cards américaines :

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Des lobby cards allemandes :

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Photos de tournage :

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