Celui qui n'existait pas - The night walker - William Castle

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wintergreen
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Celui qui n'existait pas - The night walker - William Castle

Message par wintergreen » 08 sept. 2009, 15:18

Sur un script de Robert Bloch, William Castle réunit dans ce film l'ancien couple à la ville: Barbara Stanwyck (son dernier film au cinéma), et Robert taylor , pour un nouveau shocker, oscillant entre suspense, thriller et épouvante.

Verdict: déçu

A peine installés, on est loin du niveau de Strait jacket et d'Homicidal, puisque en guise de pré-générique, des dessins plus ou moins animés illustrent le speech d'une voix off pontifiante et didactique, qui nous explique le caractère prémonitoire des rêves, révélateurs des peurs, et des pulsions refoulées
Pourquoi pas ? sauf que sur ce coup la, aucun humour, aucune autodérision ne vient déminer ces banalités

En 2 mots, l'histoire raconte comment une femme mûre (B. Stanwyck) mais toujours séduisante, est entrainée vers la folie par des cauchemars récurrents qu'elle n'arrive pas à distinguer de la réalité. Séquelles du décès de son mari haï (un aveugle au look inquiétant et d'une jalousie maladive), dans une explostion "accidentelle", qui la transforme en veuve richissime.

Hantée par les apparitions de son ex (essentiellement sonores, via les cliquetis de sa canne d'aveugle sur le sol), elle est donc embarquée dans un complot, plein de faux semblants, en compagnie d'un play boy, de l'ex-conseiller juridique du défunt (R. Taylor) et d'une ravissante blondinette.

Malgré quelques fulgurances stylistiques (les clairs obscurs toujours aussi inquiétants, le faux mariage dans une église peuplée de mannequins en cire, le maquillage très réussi de l'aveugle avec ses gros yeux globuleux blancs..), la mayonnaise ne prend pas à cause d'une intrigue vraiment tirée par les cheveux, qui hésite entre enquête réaliste et passages fantastiques. Le pire reste à venir avec une fin ou W. Castle, dans un aveu de fénéantise assumée, se plagie lui meme et pompe sans vergogne le twist final de Strait jacket , tourné la même année, et dans une moindre mesure celui de Homicidal ! Gonflé.
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3 films = 2 masques en latex et une moumoute que le méchant enlève au coup de théatre final, révélant ainsi sa véritable identité...
Dommage pour les 2 acteurs principaux que l'on a plaisir à retrouver.

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