Les Nus et les Morts - Raoul Walsh - 1958

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Personne
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Les Nus et les Morts - Raoul Walsh - 1958

Message par Personne » 01 oct. 2005, 18:36

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Titre original : The Naked and the Dead

La guerre du Pacifique fait rage. Le général de division Cummings(Raymond Massey), détesté de ses hommes pour son inhumanité et son intransigeance, doit reprendre un certain nombre d'îles aux Japonais. Irrité par le conflit idéologique qui l'oppose sans cesse à son officier d'ordonnance, le lieutenant Hearn(Cliff Robertson), il l'envoie prendre le commandement d'une patrouille de reconnaissance dirigée par l'impitoyable sergent Croft(Aldo Ray).

Enorme film la encore! :shock:

Ce film devait être en fait réalisé par Charles Laughton, l'immense acteur et le réalisateur de La Nuit du Chasseur. Pour des raisons de budget, la vision de Laughton était un film de 20 Millions de $, le producteur donna la réalisation au vieux routier Raoul Walsh et un budget de "seulement" 4.5 M de $!
Ils sont excellement employés je peux vous le dire. Il y a du matériel et du grand spectacle. Chaque cents se voie à l'écran, tournage en décors naturels au Panama par exemple, avec beaucoup de plans large en scope.

Spoiler!!!

Le Sergent Croft, un dur à cuire qui n'hésite pas à achever les prisonniers, ou écraser d'une main un petit oiseau blessé qu'un de ses soldats venait de ramasser... Aldo Ray qui campe Croft trouve ici peut-être le rôle de sa vie. Il faut le voir lors de la scéne de l'Alambic!!
C'est vraiment la vedette Des Nus et des Morts.
Mais n'oublions pas la dualité Lieutenant Hearn (Cliff Robertson) /Général Cummings (Raymond Massey), qui deviendra par la suite une dualité Sergent Croft/Lieutenant Hearn... Vous verrez de quoi est capable le Sergent Croft!! :shock:

Dans les seconds rôles, les toujours très bons L.Q Jones, Richard Jaeckel, James Best.

Pas de note!

J'ai trouvé ces quelques lignes sur ce film:

Selon Jacques Lourcelles :
"
Un des très grands films de guerre du cinéma américain. L'œuvre a ceci d'unique et de grandiose qu'elle est à la fois une étude approfondie de caractères et un récit épique, à la mise en scène ample et dense, montrant l'homme face à l'ennemi militaire, et face aussi à son ennemi le plus intime c'est-à-dire lui-même.

Après la sérénité et le dynamisme d'Objectif Burma, c'est pour Walsh le temps de l'ambiguïté, de la complexité des points de vue et des personnages. Le personnage du sergent Croft a fait couler beaucoup d'encre à cause de son réalisme agressif de sa troublante vérité. Il n'entre dans aucun stéréotype des films de guerre, bien qu'étant une créature entièrement fabriquée par la guerre et, à la fin, détruite par elle. Si Raymond Massey incarne un haut gradé tenté par le fascisme en raison d'une fragilité et d'un déséquilibre intime qui font de lui le plus misérable sans doute des trois personnages principaux de l'histoire, si le lieutenant interprété par Cliff Robertson exprime le désir de trouver une conception humaniste des rapports entre gradés et hommes de troupe, Croft (auquel Aldo Ray a donné un visage inoubliable) est là pour rappeler qu'il n'y a pas de vision humaniste de la guerre.

L'évolution du personnage de Croft est caractéristique de ce qu'il y a de plus walshien dans les films de Walsh d'après guerre. Croft, grand professionnel de la tuerie, as de la survie, sera finalement détruit par ses propres tendances destructrices, par un excès d'audace et de confiance en lui-même. (A noter qu'il ne mourrait pas dans le roman de Mailer). Ce franchissement des limites par un personnage dont l'instinct de vie, débordant, excessif, devient un instinct de mort existe aussi dans L'enfer est à lui.

Deux autres aspects contribuent à la richesse de ce film-somme. Au milieu de ces conflits d'hommes, picaresques et cruels, Walsh installe, en particulier dans les flash-backs, une mémorable collection de femmes. Plus que le repos du guerrier, elles sont sa rêverie, son obsession et parfois sa folie. Enfin un humour constant, typiquement walshien, féroce et parfois énorme, donne à cette fresque une sombre couleur de farce, digne parfois d'un Breughel.
"


Jacques Lourcelles : dictionnaire du cinéma

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calem3
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Re: Les Nus et les Morts - Raoul Walsh - 1958

Message par calem3 » 02 oct. 2005, 16:22

E.X.C.E.L.L.E.N.T vu en salle :wink:

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John Mallory3
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Message par John Mallory3 » 04 avr. 2006, 12:53

Découvert hier soir. Eh bien, je suis totalement d'accord avec vous, quel film ! :shock:

Le personnage du sergent Croft est vraiment immense. Une excellente performance d'Aldo Rey que je ne connaissais absolument pas mais qui m'a vraiment marqué.

Chef-d'oeuvre.

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Message par Personne » 04 avr. 2006, 13:06

Au phantéon du film de guerre! :wink: Toujours inédit en DVD malheureusement. :(

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Gert Froebe3
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Message par Gert Froebe3 » 06 avr. 2006, 19:33

Personne a écrit :Au phantéon du film de guerre! :wink: Toujours inédit en DVD malheureusement. :(
J'ai le film sur dvd-r, pas super/super en qualité, mais bon...

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Message par Personne » 06 avr. 2006, 19:44

Ma copie du cinéma de minuit ou une autre?(La mienne est pas top non plus, mais pour découvrir le film, faute de mieux! ::) )

pass
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Re: Les Nus et les Morts - Raoul Walsh - 1958

Message par pass » 26 déc. 2014, 19:42

Première représentation à Paris le 28 Janvier 1959 au " Berlitz " , au " Paris " et au " Wepler " en VF et VO .

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