Autant en emporte le vent - Gone with the Wind - Victor Fleming - 1939

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Jake Holman
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Autant en emporte le vent - Gone with the Wind - Victor Flem

Message par Jake Holman » 30 janv. 2007, 11:46

Autant en emporte le vent de Victor Fleming (1939)
Avec Clark Gable, Vivien Leigh, Olivia de Havilland, Leslie Howard, Thomas Mitchell.
ImageDVD Warner zone 2
Image : La colorimétrie respectée redonne à ce film une seconde jeunesse qui nous permet d'apprécier Autant en emporte le vent dans les meilleures conditions qu'il soit. Quant à l'image, elle est exempte de tout défaut!



Séance hier soir en compagnie de Rhett Butler (Clark Gable) et Scarlett O'Hara (Vivien Leigh) dans Autant en emporte le vent qui reste à mes yeux un des monuments du cinéma américain.

Spectaculaire, décors majestueux, technicolor flamboyant et interprétation magistrale sont les adjectifs que l'on peut qualifier à ce film puissant; qui a marqué un jalon dans l'histoire du cinéma !
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Fa3
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Message par Fa3 » 02 févr. 2007, 17:50

C'est marrant j'aurais jamais mis ce film en film de guerre. C'est un drame, qui se passe en temps de guerre pour partie, mais où celle-ci reste secondaire, si ce n'est dans ses conséquences.
Autrement, c'est plus qu'un monument, c'est une des clés de voute du 7ème art.

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Jake Holman
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Message par Jake Holman » 02 févr. 2007, 18:35

Fa a écrit :C'est marrant j'aurais jamais mis ce film en film de guerre. C'est un drame, qui se passe en temps de guerre pour partie, mais où celle-ci reste secondaire, si ce n'est dans ses conséquences.
Autrement, c'est plus qu'un monument, c'est une des clés de voute du 7ème art.

Je suis d'accord sur le principe... :wink: Ce film aurait pu aussi bien se classer en drame ou romance. Ma décision provient que la toile de fond qui déclenche toute l'histoire, est due aux hostilités entre le Nord et le Sud.
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timmons
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Message par timmons » 14 févr. 2007, 10:52

la guerre n'est pas le thème du film mais son contexte et son climat et à ce titre on peut tout de même en parler ici

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Message par Personne » 04 août 2009, 16:27

Une affiche italienne d'Autant en emporte le Vent, cela ne se refuse pas!

De la collection metek!


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Jake Holman
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Message par Jake Holman » 09 août 2009, 08:08

Annoncé par l"éditeur en Blu-ray fin 2009 ! :wink:


http://war.cinefaniac.fr/forum/viewtopic.php?t=1000
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Re: Autant en emporte le vent - Gone with the Wind - Victor Fleming - 1939

Message par Personne » 06 janv. 2010, 12:46

Commencé le visionnage du blu-ray de ce film. Le sublime cotoie le très bon et le peu mieux faire, mais ça reste impressionant pour un film des années 30.

Concernant le film, j'assiste à un portrait de Scarlett, une véritable tête à claques, qui n'épouse un homme que pour rendre jaloux un autre. Elle ne pleure même pas son mari mort au front, pendant le deuil s'amuse à danser avec un quasi inconnu... détestable, j'espère que ça va changer par la suite...
Clark Gable est lui impeccable, un commerçant aventurier et charmeur, n'hésitant pas à dire ses 4 vérités aux Sudistes.

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Re: Autant en emporte le vent - Gone with the Wind - Victor Fleming - 1939

Message par Personne » 08 janv. 2010, 18:07

Fini Scarlett et ses drames toutes les 10 minutes vers la fin. Portrait d'une jeune et riche femme du sud. Scarlett cherche un amour impossible alors que le bonheur est juste devant elle. La guerre viendra mettre un peu de piment à ce drame romanesque, avec cet impressionant incendie d'Atlanta ou les maquettes et miniatures partent vite en fumés.
Dommage, des épisodes sont un peu vite expédiés. Comme celui des représailles après l'agression de Scarlett, son pauvre mari mort est laissé sur le bord de la route sans qu'on ne voit rien de rien, on reste dans le studio bien au chaud devant une partie de cartes entre femmes et la Scarlett qui ne le pleure même pas... Brrr

Bon il faut aimer les grandes scènes d'escaliers, le technicolor, les grandes pièces reconstitués en studio avec des fenêtres sans ciels. Bah moi j'ai aimé. :D

Vivien Leigh est formidable, elle joue la peste à merveille, mais j'ai un faible pour la gentillesse d'Olivia de Havilland. Leslie Howard est un peu en retrait face à un Clark Gable magnétique. Petit rôle d'officier Nordiste pour Ward Bond.

jamesbond
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Re: Autant en emporte le vent - Gone with the Wind - Victor Fleming - 1939

Message par jamesbond » 04 mars 2011, 17:58

Chef d'oeuvre incontournable du 7ème art ,ce grand classique fut l'un des plus gros succès de la MGM, mais aussi l'un des films les plus maudit de l'histoire du cinéma. Trois ans de préparation ont été nécessaire pour tourné ce grand film avec multiples décors,costumes et acteurs.

Tout les décors sont soignés par le grand décorateur des années du cinéma muet et du parlant des années trente,William Cameron Menzies.

Le décors de la scène d'incendie à été pris dans celui de King Kong de 1933. une des scènes, celle de la ville d'Atlanta où on voit des soldats étendus parterre sont joués par quelques acteurs figurants qu'on a habillés en sudiste et tout le reste par des mannequins, que les figurants manipulèrent pour montrer leur crédibilité de soldat mourant. Et oui à l'époque il n'y avait pas de numérique comme maintenant,mais les techniciens avaient pleins d'idées pour faire des économies.

David O Selznik cherchant encore qui pourrait interprèter sa Scarlett O'Hara tournera certaines séquences du film sans elle. Plusieurs actrices étaient pressenties pour interpréter la belle sudiste arrogante d'origine irlandaise . Dans cette audition dont la plus part étaient sous la direction du casting de George Cukor. Il y avait Bette Davies,Lana Turner,Jean Arthur, Susan Hayward ,Joan Bennett ,il en avait deux qui étaient le plus retenue par Cukor ,sa grande copine Katharine Hepburn et Paulette Godard qui deviendra une des épouse de Charlie Chaplin. Mais Selznik n'en voulait pas, car la première était trop proche de Cukor et trop connue et la second n'était pas encore mariée avec Charly Chaplin. Chez Selnick tout les acteurs et actrices principaux devaient obligatoirement ce marier afin que leur rôle soit le plus crédible. Paulette Godard qui attira le plus l'intention au producteurs se maria en cachette en 1936 avec Charlie Chaplin mais ils était trop tard,la rumeur avait déjà circuler et Selnick qui était le gendre de Louis B Meyer le grand patron de la MGM n'en voulait plus pour avoir menti au sujet de sa relation avec Charlie Chaplin hors du mariage. Et Selnick qui à était à cheval sur les principes se retrouvera encore une fois nu sans sa Scarlett .

C'est le frère de David O Selnick,Myron l' un des plus grands imprésarios alors que le tournage commença en 1938 deux ans après l'audition dans une des scènes qui deviendra la plus célèbre du cinéma,celle du fameux incendie dans la ville d’Atlanta où Scarlett et Rhett Butler passeront devant une armurerie en flamme que pour la première fois pendant le tournage de celle ci que son frère lui présenta une actrice anglaise de 26 ans,une jeune inconnue au USA, qui était l'épouse de Sir Laurence Olivier le grand dramaturge britannique en lui disant<< I present to you Scarlett>> (Je te présente Scarlett). Ah ce moment là , Selznick savait enfin que celle ci serait sa Scarlett O'Hara,le mythe Vivien Leigh venait de naître.

Pour l’interprétation de Rhett Butler ,deux des acteurs les plus bancables de l'époque se détachèrent ,l'immense acteur Gary Cooper et son incomparable ami, l’inoxydable Clark Gable,mais chez Selnick son choix était déjà fait. Malgré la tension entre l'acteur et le producteur,Gable fut choisi.

Pour les autres personnages ils ont été choisis sans aucuns problèmes . Ce film et son tournage apporta également des inconséquences , alors que c'était Cukor qui commencera le tournage fut limogé à la demande de Gable ,car ce réalisateur hors du commun était trop près des deux actrices principales,Vivien Leigh et Olivia De Havilland. C'est Victor Fleming à la demande de son ami Clark Gable,qui remplacera Cukor et donnera un autre sens de ce film, d'un ton plus dramatique. Alors que Fleming était en plein tournage d'un autre chef d'oeuvre tournée à l'époque,"The Wizard Of D'Oz(Le magicien d'Oz) ,il laissera la fin de la réalisation à son ami le grand réalisateur King Vidor. Fleming Tournera une grande partie de Gone With The Wind mais il sera trop épuisé à cause de deux tournages différents(Gone with The Wind et The Wizard Of D'Oz),il laissera pour quelque temps avant de ce rétablir la réalisation à un autre grand cinéaste,Sam Wood (For whom The Bell Toll "Pour qui sonne le glas") mais celui ci ne souhaitait pas être crédité au générique à cause de son amitié pour Fleming qui selon lui à fait tout le travaille.

Ironie du sort, aujourd'hui tout les acteurs pricipaux ne sont plus là, excepter l'immense actrice talentueuse , Olivia De Havilland qui vie à Paris depuis 1952, elle est la seule actrice qui meurt vers la fin du film ,elle est la seule survivante aujourd'hui de Gone With The Wind.

Hattie McDaniel qui jouait la mammy de Scarlett est la première actrice Afro américaine à recevoir un oscar. Ce film remporta 10 oscars dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Victor Fleming ainsi que pour la meilleurs actrice,Vivien Leigh.

L'acteur Leslie Howard qui interprétait Ashley Wilkes saura le premier qui disparaîtra de Gone With The Wind. En 1943,il saura descendu dans son avion alors qu'il était officier et pilote par la Lutwafer une escadrille allemande,dont le commandant en chef était Goering.

la plupart des cinéphiles dont moi j'en fait partie disent que c'est le plus grand chef d'oeuvre du 7ème art sur l'histoire d'une romance historique,il est largement au dessus du Titanic de James Cameron dont son scénario est trop mièvre sauf sur les faits historiques. Si Gable aurait gagner un oscar comme meilleur acteur , ce film sur une des plus belles passion torride aurait été égal à un autre chef d'oeuvre de la MGM,Ben Hur de William Wyler.

Oui je l'affirme, Gone With The Wind est l'un des plus grands chefs d'oeuvre de tout les temps qu'il n'a pas pris une seule ride. :wink:

Date de sortie au States 1940( clk 2 x photo)Image Date de sortie 1946 en France(6 ans après sa sortie aux Etats Unie,à cause de la guerre)ImageImageImage Un chef d'oeuvre,un très grand film,un immense classique inclassable.
Modifié en dernier par jamesbond le 05 mars 2011, 02:46, modifié 1 fois.
Image

jamesbond
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Re: Autant en emporte le vent - Gone with the Wind - Victor Fleming - 1939

Message par jamesbond » 05 mars 2011, 02:45

Autres affiches de ce merveilleux film:

Image Un amour éternel,Scarlett O'Hara et Rhett Butler sur la terre rouge de Tara.Image Un amour brûlant sur une musique éternelle,celle de Max Steiner.Image Un amour d'une grande classe,réalisé par le grand talentueux Fleming.
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pass
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Re: Autant en emporte le vent - Gone with the Wind - Victor Fleming - 1939

Message par pass » 09 janv. 2015, 16:09

Première représentation à Paris le 20 Mai 1950 au " Biarritz " en VO .


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pak
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Re: Autant en emporte le vent - Gone with the Wind - Victor Fleming - 1939

Message par pak » 08 sept. 2017, 11:52

Non pourquoi ?

C'était prévisible, et ça devait bien arriver un jour. Je trouve même que ça arrive tardivement.

Les américains ont fait du cinéma comme si les "non-blancs" n'existaient pas jusque dans les années 1970, et encore. C'est vraiment à partir des années 1990 que des Noirs américains, latinos, et dans une moindre mesure des asiatiques, sont devenus, sinon des premiers rôles, au moins des rôles importants dans de grosses productions.

Le western est peut-être l'exemple le plus frappant car zappant généralement tout l'aspect racial, hormis bien-sûr la représentation de l'Indien, et l'esclavagisme lui est complètement évacué dans la majeur partie des films dont la guerre de sécession est une composante du scénario. L'Indien d'ailleurs a longtemps été mieux respecté à l'écran dans les westerns, malgré son statut de chair à canon et de sauvage sanguinaire, car plus d'un film opta pour une approche pro-indienne.

Mais le pompon c'est peut-être bien ce film, Autant en emporte le vent, que moi aussi j'ai toujours trouvé très complaisant vis-à-vis des sudistes. Pas aussi gerbant que Naissance d'une nation, car c'est plus subtile.

Imaginez les Noirs américains se voir au mieux représentés comme des bonniches ou des serviteurs un peu simplets, au pire comme des esclaves dont on refuse toute fierté, ou plutôt toute dignité. De leur point de vue, ce ne sont pas les larmes de Scarlett qui les émeuvent, mais le fait qu'elle fasse partie d'une famille enrichie grâce à ses plantations de coton entretenues par des mains d'esclaves Noirs. Et n'oublions pas qu'au moment de la sortie du film, des lois raciales étaient toujours en vigueur dans certains états aux USA, et à cause de ça, Hattie McDaniel n'a pas pu participer à la première du film. Qu'elle ait été récompensée par la suite de l'Oscar du meilleur second rôle féminin n'était alors que l'arbre qui cachait la forêt du malaise. D'ailleurs, l'hôtel dans lequel se déroulait la cérémonie des Oscars était interdit aux Noirs... Et quand elle est décédée, sa couleur de peau empêcha son inhumation dans le cimetière d'Hollywood ! Une belle hypocrisie.

Autant en emporte le vent ne pourrait plus se faire de nos jours, du moins de cette manière. Le politiquement correct et la pression populaire auraient radicalement changé la forme et le fond. D'ailleurs aucun gros budget ne sort aujourd'hui sans une représentation des ethnies du pays. De Star Wars aux films Marvel, on devine presque la discrimination positive fonctionnant cyniquement à coups de quotas, le tout étant de plaire au maximum de public, quitte à filmer n'importe quoi. L'exemple le plis flagrant est le remake des 7 mercenaires dans lequel le casting est devenu un meltingpot ethnique. Ce n'est pas une critique, juste un constat.

Le WASP est devenu minoritaire aux USA, même s'il reste encore en partie l'élite économique du pays, les choses ont changé, et il n'est plus possible de faire fi de certaines réalités du passé comme du présent.

En France, on vit la même chose. Et tourner aujourd'hui un film se déroulant dans les colonies ou protectorats français des années 1930 obligera les auteurs à marcher sur des œufs pour certains sujets. D'ailleurs les films coloniaux sont quasi devenus invisibles. Et ça vaut peut-être mieux quand on voit Les Cinq gentlemen maudits de Julien Duvivier sorti en 1931 et son regard raciste ordinaire...
Dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant c'est avant...

Michel Audiard

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Moonfleet
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Re: Autant en emporte le vent - Gone with the Wind - Victor Fleming - 1939

Message par Moonfleet » 25 mai 2019, 17:05

Mon rapide avis sur Autant en emporte le vent

Est-il encore besoin aujourd’hui de présenter ce monument du 7ème art, ce succès légendaire dont les qualités cinématographiques sont au moins aussi nombreuses que les cartouches d’encre qu’il a fait couler depuis sa sortie. Effectivement, on ne compte plus les lignes d’écriture que cette fastueuse adaptation du pavé de Margaret Mitchell a engendrée. On a longuement évoqué la pré-production, l’opération publicitaire organisée par Selznick pour trouver sa Scarlett, le casting des autres personnages, la succession des réalisateurs, les conditions de tournage, etc. On aurait pu craindre que la montagne ait accouché d’une souris ; il n’en est rien et le somptueux résultat final est là pour nous le prouver ayant conquis à juste titre de nombreuses générations successives et n’ayant depuis 70 ans pas pris une seule ride.

Que ceux qui ne l’auraient pas encore vu pensant avoir à faire à un film à l’eau de rose (il s’en colporte de drôles d’idées !) aillent immédiatement vérifier qu’ils se trompent sur toute la ligne. Car s’il s’agit bien d’un mélodrame échevelé qui fera certainement verser des torrents de larmes, ces derniers ne découleront pas d’un trop plein de mièvrerie et de guimauve mais bien d’une force émotionnelle rare due à des personnages complexes formidablement écrits et interprétés, à un scénario d’une étonnante richesse dramatique et à une mise en scène ‘monstrueuse’ qui, par son souci de perfection esthétique et rythmique (un étonnant sens de l'ellipse), fait atteindre un ‘climax’ à quasiment chaque séquence toutes ainsi difficilement oubliables. Un fleuve cinématographique tumultueux charriant avec force, vigueur et passion son lot de drames, les remous de l’Histoire venant s’entrechoquer avec le parcours de gens du Sud pris dans la tourmente de la Guerre de Sécession et de la misère qui en découlera.

Le film, comme le roman auparavant, se place en effet du côté de cette civilisation sudiste qui vit son monde ‘emporté par le vent’ de l’histoire et qui n’est désormais plus qu’un souvenir comme l’annonce le générique. Il narre (en très gros) les aventures de Scarlett O’Hara, jeune fille frivole, capricieuse et fortement égocentriste, amoureuse d’un homme dont elle n’arrivera jamais à se faire épouser mais aimé en retour de Rhett Butler, un aventurier peu scrupuleux. Les relations agitées entre ces deux personnages tour à tour haïssables et attachants (nous sommes très loin des protagonistes romantiques et monolithiques souvent mis en avant) constituent l’épine dorsale de ce chef-d’œuvre qui n’est pas avare d’autres personnages tout aussi inoubliables tels l’honorable Hashley Wilkes (Leslie Howard) ou encore l’ange de douceur, de gentillesse et de compréhension que représente la Mélanie d’Olivia de Havilland. D’innombrables autres seconds rôles plus ou moins pittoresques entourent ce couple anti-manichéen constitué à la perfection par Clark Gable (certainement son plus beau rôle) et l’étonnante actrice anglais qui a eu la chance de se voir offrir un rôle féminin aussi riche, Vivien Leigh à la vitalité jamais prise en défaut.

Dialogues à l’ironie constante et non dénués d'humour, perfection des équipes techniques du studio, Technicolor éblouissant, composition inspirée et exaltée d’un Max Steiner n’en faisant pourtant jamais trop, gigantisme et baroquisme d’une mise en scène qui laissera son lot d’images fortes collées sur les rétines ; une œuvre ample portée par un fougueux élan lyrique et dont les éventuelles boursouflures participent de sa force et de sa modernité. On ne se lassera jamais de ce classique, véritable modèle du film de studio hollywoodien porté à la perfection par toute une équipe visant des sommets et étant arrivé à les atteindre ! Merci monsieur Selznick.
Source : DVDclassik

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